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Résistance, résistantes et résistants dans le Pas-de-Calais

(1940-1945)

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Le réseau de Froment

Un des premiers mouvements de résistance en zone non-occupée, "Combat", dirigé par Frénay, était aussi en cheville avec le 2ème bureau de Vichy, et il engagea le jeune capitaine Pierre de Froment à monter une filière de renseignement dans le Nord de la France, lui confiant quelques contacts parisiens. Dans le courant du mois de janvier 1941, de Froment montait son organisation à partir d'Amiens sous la direction d'Edmond Hadengue, un agent d'assurances de la Compagnie de France. A Lille et Roubaix, il rencontrait Jacques-Yves Mulliez. Il contactait, à Saint-Omer, Alfred Lancelle, à l'invitation de l'abbé Courquin et pouvait ainsi puiser dans le vivier -assez restreint après les arrestations du début du mois- du groupe d'aide aux Britanniques. A Arras, il sollicitait Jules Catoire dont l'action se développait dans les milieux syndicaux. A Béthune, il était en rapport avec l'abbé Beun qui ne tarda pas à constituer un groupe assez important, fort peut-être de quatre-vingts agents au bout de quelques mois. Le réseau de Froment, qui prit le nom de Kléber, recrutait aussi dans la région de Calais, en zone rouge, autour de Josué Pirson, de Caffiers. Parmi les agents connus, on signale Maurice Dubois et Marcel Decrombecque, de Guînes, Charles Botte, d'Audruicq, Jeanne Catherine, d'Hardinghem, Léon Winant de Licques, Julien Gavel de Caffiers, et sans doute Sydney Bown, de Guînes.

Au printemps 1941, Froment, au cours d'un second voyage dans le Nord établit une fructueuse liaison avec le mouvement naissant "Voix du Nord". C'est peut-être à cette époque qu'il recruta André Bève, ancien cheminot, mais pour l'heure électricien, à Loison-sous-Lens. L'organisation lui permit en particulier de contrôler la circulation ferroviaire allemande de la région du Nord, grâce aux nombreux employés qu'elle a sollicités.